Pourquoi choisiriez-vous la crémation au lieu d’un enterrement ?

Pourquoi choisiriez-vous la crémation au lieu d’un enterrement ?

En France, la loi n’autorise que deux modes de sépulture : l’inhumation et la crémation. À moins que le défunt lui-même n’organise ses obsèques avant de décéder, les décisions liées aux funérailles incombent aux proches. Si l’inhumation demeure le rite sépulcral classique, la crémation reste cependant une meilleure option. Pourquoi ?

La crémation : un procédé écologique

Inspirée de la culture anglo-saxonne, la crémation désigne une pratique consistant à incinérer le corps du défunt. Préalablement mis en bière (comme l’exige la loi), celui-ci est ensuite placé dans un four spécialement conçu pour l’occasion. Soumis à une forte température de 900 degrés Celsius, le cercueil et la dépouille se transforment en cendre. L’opération se déroule dans un crématorium et dure environ une heure et demie.

La cendre issue du corps est récupérée et versée dans une urne funéraire. Celle-ci pourra être dispersée ou enterrée en fonction de la volonté du défunt ou de sa famille.

Au nombre des avantages liés à la crémation, on peut citer son caractère écologique. En effet, même si l’incinération produit du gaz, celui-ci ne représente pas une réelle menace pour l’environnement. Par contre, l’enterrement produit une importante quantité de CO2 (dioxyde de carbone). Ce dernier représente l’un des principaux facteurs à l’origine de l’effet de serre, et donc du réchauffement climatique. Il provient essentiellement du formaldéhyde, l’un des principaux composants du liquide d’embaumement.

Les tombes occupent une place assez importante au sein des villes et campagnes. La plupart des cimetières se saturent à vive allure, obligeant à la construction de nouveaux espaces d’inhumation. Pourtant, les vastes étendues de terres consacrées à leur construction constituent de précieuses ressources exploitables. Sur une planète où les naissances et les infrastructures indispensables à la survie de l’humanité se multiplient, elles peuvent servir à des fins bien plus utiles.

Un choix peu contraignant

La crémation entraîne moins de contraintes qu’un enterrement. En effet, la loi donne à la famille du trépassé une semaine, après le décès, pour ensevelir la dépouille. En revanche, elle dispose d’une année pour décider de la destination des cendres.

Sous le choc du décès, il est souvent difficile de prendre les bonnes décisions. Pour se prononcer sur un point aussi sensible que la dernière demeure du défunt, mieux vaut attendre d’avoir les idées claires. Le délai d’un an qu’accorde la loi après l’incinération donne tout le temps de se remettre de sa peine. Ainsi, on peut décider à tête reposée la meilleure manière de commémorer son proche passé de vie à trépas.

Cependant, lorsque le défunt avant sa mort, a formulé un vœu quant au devenir de ses cendres, la famille doit le faire selon sa volonté. Mais, encore faut-il que son souhait ne s’oppose pas aux exigences légales

Pour rendre ses dernières volontés incontournables, l’idéal reste de les consigner dans un testament. Celui-ci doit être un acte notarié pour bénéficier du plein appui de la puissance publique le moment venu. 

Moins de dépenses et de démarches

La crémation est moins onéreuse et plus simple à réaliser qu’un enterrement. Alors que l’inhumation nécessite de se procurer une concession dans un cimetière, l’incinération permet de s’en passer. On peut disperser les cendres dans un endroit choisi par le défunt de son vivant, sauf ceux qui sont légalement interdits. En effet, la dispersion sur les voies publiques reste prohibée, de même que les cours d’eau. Toutefois, il est possible de les disperser en pleine nature et dans la mer, à condition de s’éloigner d’au moins 300 mètres des côtes.

Lorsque le trépassé n’a pas formulé de souhait quant à la destination de ses cendres, il revient à la famille d’en décider. Celle-ci peut aussi choisir de l’inhumer comme un corps, sauf que l’urne prend moins d’espace qu’un cercueil. Même en envisageant cette alternative, il reste possible de réaliser une plaque funéraire commémorative du défunt. Afin que celle-ci reste attrayante et dure dans le temps, il est essentiel de veiller au choix du matériau. Les roches les plus prisées pour la réalisation des plaques funéraires sont : 

  • Le marbre ;
  • Le granit ;
  • Le plexiglas ;
  • La pierre Acrylate ;
  • Le granit Acrylate ;
  • Le schiste Acrylate

L’organisation d’une inhumation entraine de nombreuses démarches administratives. Cependant, la crémation ne nécessite que deux documents à fournir à la mairie. À défaut du manuscrit de la dernière volonté du défunt, la famille éplorée doit adresser une demande à la mairie. Il doit ajouter à l’une ou l’autre des deux pièces un certificat de décès établi par le médecin ayant constaté la mort du défunt.

Petit historique de la crémation

Datant de l’antiquité, la crémation était réservée aux membres de la haute société romaine. Pendant ce temps, les dépouilles des pauvres et esclaves atterrissaient au fond des fosses.

En l’an 789, le christianisme et le roi Charlemagne mettent un terme à cette pratique. Dans les années, elle revient dans les usages grâce au principe de libre choix des funérailles et la séparation entre l’église et l’État.

Interdite dans certaines religions comme l’islam et le judaïsme, la crémation reste importante chez d’autres. C’est notamment le cas du bouddhisme et de l’indouisme. En Inde, l’incinération de la dépouille s’effectue sur un bûcher, au bord d’un fleuve sacré, dans lequel la cendre est par la suite dispersée. Les Asiatiques considèrent cette pratique comme une purification de l’âme.

Le catholicisme n’autorise la crémation qu’à partir de 1963. Cela explique la minorité de la pratique en France, la plupart des Français étant catholiques. Cependant, la Suisse n’a pas attendu l’approbation de l’église pour autoriser ce procédé. Toutefois, la loi exige l’enterrement de l’urne funéraire dans un cimetière. 

La crémation reste aussi très usitée à Londres et Copenhague. Dans ces villes, 90 % des habitants optent pour cette alternative. En effet, de nombreuses familles vivent loin des lieux de sépulture. De plus, en raison de la pénurie d’espace dans les cimetières, le prix des concessions reste très élevé. À cela s’ajoutent les frais d’entretien des tombes.

En définitive, la crémation reste définitivement une meilleure alternative que l’inhumation. En plus d’être respectueux de l’environnement, ce procédé nécessite peu de dépenses. Par ailleurs, il permet à la famille du défunt de prendre la décision idéale en ce qui concerne la destination des cendres.

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