Est-ce meilleur pour l’environnement d’être incinéré ou enterré ?

Est-ce meilleur pour l’environnement d’être incinéré ou enterré ?

Lorsqu’advient un décès, la famille se rassemble pour prendre des décisions. A l’issue des discussions en vue du bon déroulement des obsèques, surgit souvent le débat sur la gestion de la matière inerte que constitue le corps du défunt. Il faut choisir si ce corps sera enterré ou incinéré. Ce choix ne va pas de soi. Parce qu’au cœur des discussions, chacun tire le drap de son côté. Pendant que les uns privilégient l’inhumation, les autres considèrent ce choix comme inapproprié et désavantageux pour l’environnement. Au final, qu’est ce qui est le plus écologique entre un ensevelissement et une crémation ? Voici des éléments de réponse.

L’inhumation est-elle écologique ?

Au bout des recherches et des vérifications par des scientifiques qui se sont intéressés à la question, il s’est avéré qu’une inhumation vaut presque 4 incinérations. 

De fait, dans l’optique d’analyser la quantité de carbones générée par une inhumation, des organismes de recherches ont considéré les éléments suivants :

  • La réalisation du cercueil ;
  • Le déplacement et les destinations du cercueil ;
  • L’entretien du lieu de séjour du défunt ;
  • L’altération du corps après une trentaine d’années ;
  • Les dégagements relatifs à la mise en suaire ou à l’incinération, etc. 

D’après les données et le résultat de leur analyse, l’inhumation s’est illustrée beaucoup plus polluante que l’incinération. En effet, chaque ensevelissement équivaut à 3,6 incinérations, et peut ainsi émettre plus de 828 kilogrammes de dioxyde de carbone. Cette quantité correspond à 11 pour cent des émissions de CO2 en France chaque année. La même quantité équivaut à la totalité des émissions de CO2 par une voiture ayant roulé sur une trajectoire de 4 mille 23 kilomètres. L’option de l’inhumation ne semble donc pas apporter du bien à l’environnement, dans la mesure où elle libère tant de CO2 dans la nature. 

D’où viennent les émissions gazeuses ?

Les origines de ces émissions de gaz se trouvent dans le choix de la sépulture. Lorsque celle-ci est réalisée à l’aide de certains matériaux qui émettent assez de gaz à effet de serre, il est tout à fait évident d’assister à un tel phénomène. L’un de ces matériaux est le granit d’origine chinoise. Il amplifie la production du CO2. Ainsi, si l’inhumation en terre directe produit 182 kilogrammes de dioxyde de carbone, et les enterrements qui font appel à la réalisation d’un monument ou d’un caveau émettent plus de 1 250 kilogrammes de CO2. 

Un autre facteur qui fait augmenter la production de gaz à effet de serre dans le cas des inhumations, c’est bien la matière utilisée pour fabriquer le cercueil. En carton, les cercueils ont un impact considérable sur l’environnement. Ainsi, dans tous les deux cas (l’inhumation et la crémation), l’environnement se trouve fortement menacé avec l’utilisation des cercueils en cartons. Que le carton soit de la Chine ou de la France, elle engendre toujours trop de CO2, comparativement au bois brut. De fait, le bois est une matière indéniablement et hautement combustible ;et l’inhumation ou l’incinération avec un cercueil fait de cette matière est toujours avec moins de dangers. 

Toutes ces données plaident pour l’incinération et permettent de comprendre le sous-développement des cimetières classiques en France, lesquels cimetières souffrent aujourd’hui d’un manque crucial de concessions. 

D’autres raisons pour privilégier l’incinération

La crémation d’un corps humain produit seulement 233 kilogrammes de CO2, soit les 3% des dégagements de gaz à effet de serre d’un français par an. Ce chiffre équivaut à l’émission d’une voiture qui roule sur 1 124 kilomètres. Pour réduire la pollution lors de l’incinération, le choix du crématorium est aussi important. En guise d’illustration, le crématorium Champigny-sur-Marne (169 kilogrammes de CO2) est beaucoup plus polluant que le Père-Lachaise (101 kilogrammes de CO2). 

En dehors de ce que la crémation produit moins de pollution aérienne, il faut souligner que cette option permet d’avoir des prothèses, des prothèses réalisées avec des matériaux valeureux. Ceci, en vue de : 

  • Recycler les façades ; 
  • Réfectionner les murs extérieurs ; 
  • Mettre à chaud les bâtiments. 

Comment obtenir une inhumation ou une crémation écologique ?

Quelle que soit l’option de la famille, il existe des astuces pour diminuer les pollutions. En ce sens, plusieurs solutions sont en vogue de nos jours pour  minimiser l’impact des obsèques sur l’environnement.

L’usage des cercueils écologiques

De nouvelles catégories de cercueil ne cessent d’apparaitre sur le marché. Parmi elles, des solutions écologiques se font jour et permettent d’être inhumé ou enterré sans d’impact majeur sur l’environnement. Comme exemple, il existe des cercueils en cellulose, en fibre ou en carton, des cercueils faits à partir de papiers usagers. L’intérieur de ces cercueils est aussi tout à fait biodégradable, puisqu’il est fait le plus souvent avec de l’amidon ou du coton. L’ensemble est écologique, sauf qu’en cas d’incinération, leur combustion ne sera complète qu’en présence d’une bonne quantité de gaz

L’urne écologique ou biodégradable

Les urnes, pour être écologiques, sont fabriquées à partir de sable et d’autres éléments écologiques comme la fibre de coco, l’argile, le carton, le sel, etc. Ces éléments ne nuisent en rien à l’environnement. Il est fréquent de voir que certains y mettent une graine qui devient un arbre après la mise en terre de l’urne. Cet arbre indique, avec une précision l’emplacement, de la dernière demeure du défunt.

Opter pour des stèles écologiques

Se diversifiant, le marché des stèles compte désormais des articles écologiques. Ils sont faits de bois, de cuir ou de papier. Les stèles écologiques ont l’avantage d’être aussi durables ; et peuvent abriter des fleurs et même des arbustes. 

Se passer des superflus

Sans démenti, beaucoup de choix et d’actions facultatifs en rajoutent à la pollution de l’environnement lors des obsèques d’un défunt. Puisqu’elles sont facultatives, ces options polluantes peuvent être rangées aux oubliettes, dans le but de limiter la dégradation inconsciente et progressive de la nature. Les soins de conservation sont polluants et ne favorisent pas une dégradation rapide des corps. Aussi, les cadeaux, tels que les fleurs, les plaques, et bien d’autres choses du genre, amplifient considérablement l’impact négatif des obsèques sur l’environnement. Et si l’on privilégie plutôt les dons, au lieu des cadeaux…

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