Que signifie le ‘protocole covid’ pour les morts et leurs familles ?

Que signifie le ‘protocole covid’ pour les morts et leurs familles ?

Le Covid-19 a secoué le monde. Les hommages familiaux aux défunts ont été interdits. Cependant, les mesures se sont assouplies avec le temps. Enterrer une personne morte de Covid-19 impose des mesures strictes. Que contient le ‘protocole covid’ pour les morts et leurs familles ? Voici ce que préconise l’ordre national des médecins.

Quelles sont les recommandations pour les lieux de décès ?

La famille se doit d’informer à temps, le personnel médical. Ne pas traîner dans l’environnement immédiat du corps est indispensable. C’est au personnel de la santé que revient la responsabilité de manipuler le corps. 

Protocole covid avant d’entrer en contact avec le corps

Le test de diagnostic covid n’est pas nécessaire pour les malades décédés. Le personnel médical se doit de prendre quelques précautions avant de fouler le logis du patient :

  • Désinfection des mains ;
  • Port d’un masque chirurgical ;
  • Port de surblouse ;
  • Port de lunettes et de gants. 

La famille doit en faire de même. Selon le ‘protocole covid’ pour les morts et leurs familles, tout contact non protégé avec la dépouille est dangereux.

Protocole covid : en contact avec le mort

Les agents de santé se chargent d’ôter les bijoux du corps en premier lieu. Ces objets doivent être désinfectés immédiatement avec de l’alcool à 70°. Du détergent-désinfectant peut également s’utiliser. Un inventaire de ces objets est indispensable. Ce sont les dispositions du ‘protocole covid’ pour les morts et leurs familles.

Les agents procèdent ensuite à la toilette du corps en veillant aux mesures strictes d’hygiène en la matière. Ils mettent la dépouille dans une housse imperméable. L’identité du disparu et l’heure du décès figurent sur la housse. 

Les agents de santé protègent le brancard d’un drap à usage unique avant d’y déposer le corps. Grâce à la fermeture de la housse, un espace d’environ 5 cm est fait en haut. Cela permet à la famille de voir le visage du défunt. Ce n’est qu’en salle funéraire que c’est possible. Avant de prendre départ pour l’institut médico-légal, le personnel recouvre le corps d’un drap. 

Protocole Covid-19 : permettre aux familles de faire le deuil

Pour l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), respecter la dignité des morts, est essentiel. Honorer les morts, passe aussi par le respect de leurs :

  • Traditions ;
  • Cultures ;
  • Religions.

Dans maintes régions du monde, le système de soin de santé a craqué face à la crise sanitaire. La panique a contraint les familles à abandonner cercueils et corps dans les rues. Cela a duré de nombreux jours. Les morgues de leur côté étaient pleines.

Certains hôpitaux se sont vus obligés de mettre des corps dans des entrepôts. Sans climatisation. Ailleurs, ce sont des fausses communes qui accueillaient les cadavres. 

Aux dires de l’OMS, cette pénible réalité ne doit pas entraver les adieux des parents à leurs défunts. Respecter et protéger les familles éplorées, sont impératifs. 

La thanatopraxie est interdite. Si les parents du disparu tiennent à faire un rituel important, le protocole n’autorise que 2 personnes. La famille désigne les 2 individus à même d’exécuter les cérémonies. Ils doivent obligatoirement revêtir la combinaison de protection. L’équipe de soin se charge de valider la conformité des protections de ces 2 membres de la famille.

Organisation des obsèques pendant confinement

Qu’il y ait crise sanitaire ou pas, tout individu qui trépasse a le droit de bénéficier des pompes funèbres. Le mode de sépulture choisi par le défunt de son vivant, mérite d’être respecté. Pareil, si ce sont les parents qui décident. Néanmoins, la crise sanitaire impose quelques restrictions.

L’organisation des funérailles reste autorisée, mais cadrée. Lors de l’enterrement, le nombre de personnes admises se limite à 20. Les prestataires de pompe funèbre (3) sont comptabilisés. 

Dans un crématorium, les gestes barrières sont encore plus difficiles en raison de l’espace réduit. Le nombre des proches du disparu est encore bien plus réduit. Peuvent prendre part à l’inhumation, l’époux (épouse), les enfants, les sœurs et frères, et quelques parents.

Les amis et la famille plus élargie, ne pourront pas prendre part à l’inhumation. Pour ce qui est des cérémonies civiles, tout semble bien défini. Du point de vue religieux, quelques points sombres subsistent.

Les églises sont peu nombreuses à faire des célébrations. Les prières se font par groupe de 20 personnes. C’est au cimetière ou au crématorium que s’exécutent les cérémonies religieuses. En nombre réduit bien entendu. Les mesures barrières étant strictement appliquées. 

Certaines églises organisent les cérémonies funéraires de façon sobre. De nombreux rituels ne sont pas exécutés. Ce qui est embêtant pour les fidèles.

Étant donné que l’accès aux funérailles est réduit, les hommages se font sur un espace virtuel consacré. Ces espaces commémoratifs sont invisibles des moteurs de recherche. Seuls ceux qui y sont conviés par la famille, y accèdent. 

Pourquoi les délais des obsèques sont-ils repoussés ?

Habituellement, les funérailles se déroulent dans les 6 jours suivants le décès. Par temps de forte crise sanitaire ou de confinement, les décès sont nombreux. Les enterrements submergent le personnel des pompes funèbres. Au même moment, le gouvernement limite la circulation des individus.

Ainsi, au lieu de 6 jours, les préparatifs d’enterrement prennent 21 jours. Certaines familles obtiennent plus de temps. Sur accord du préfet bien entendu. 

Certaines familles choisissent d’inhumer leur disparu après confinement. Les autorités leur accordent dans ce cas, 6 mois. Le corps du défunt est alors transféré dans un cercueil hermétique selon le ‘protocole covid’ pour les morts et leurs familles.

Recommandations pour hôpitaux EHPAD et domicile

L’EHPAD (‘’Établissement d’Hébergement des Personnes Âgées et Dépendantes’’) ne possède pas de chambre mortuaire. Dans un tel cadre, les précautions générales doivent être de rigueur. 

Dans un hôpital, une explantation se fait par le médecin. L’objectif est de retirer le dispositif à pile. Cette opération précède la toilette et le moment de la mise en housse. En chambre mortuaire, le personnel chargé de déhousser le corps doit : 

  • Porter un masque chirurgical ;
  • Se protéger avec un tablier anti projections ; 
  • Porter des gants et mettre des lunettes protectrices.

À domicile, les mesures standards sont de rigueur (gouttelettes et contact).

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